Projet #dyatlov — nuit 9

La première phrase est toujours — toujours — la plus difficile. C’est celle qui va déterminer la tonalité du reste. C’est celle qui va procurer à la suite de votre récit sa couleur naturelle et son ambiance souveraine.

La première phrase d’un prologue est donc particulièrement difficile à faire surgir. Surtout quand il s’agit des premiers mots d’un nouveau roman. Le prologue et les chapitres précédents supprimés, je partais d’une nouvelle page blanche et glacée, similaire à un blizzard aveuglant qui, par simple coïncidence, était justement le sujet de mon prologue. 

Mais certaines nuits froides sont propices à la respiration d’une intuition. On appelle ça parfois « l’inspiration ». Je n’y crois pas. Je crois plutôt en la répétition de l’effort quotidien. Je crois volontiers dans les capacités du cerveau humain qui semble capable de retrouver un sillon déjà tracé à l’intérieur d’un réseau neural, creusé jour après jour, par l’habitude de la pratique de l’écriture.

Bon, c’est bien joli tout ça. Presque poétique. Mais ça ne m’a pas permis d’écrire plus de 394 mots…

Pouet pouet.

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