Pourquoi c'est si long?

Après plus de 300 heures de travail, la version 3 de mon manuscrit est enfin terminée. Elle part aujourd’hui chez mon éditeur. Cette v3 m’a exténué. Je n’imaginais pas que supprimer du texte pouvait être aussi éprouvant. Mon éditeur m’a aussi demandé de tout réécrire au présent, ce qui a eu pour effet de dynamiser le texte, le rendant plus « punchy ». Une bonne chose. Le manuscrit est passé de 400 pages à un peu plus de 200 (format livre broché). Un exploit, je crois, enfin pour moi.

À gauche, la v1 (350 pages format A4), puis la v2 et enfin la v3 (177 pages A4)

L’objectif est toujours le même : publication pour le second semestre 2020. On est loin de la date initialement prévue (été 2019). On me demande d’ailleurs souvent pourquoi c’est si long et franchement, c’est difficile à expliquer. Les deadlines sont mouvantes. Elles ont tendance à glisser subtilement.

Je ne suis donc pas capable de répondre à cette question. En revanche, j’ai tenu une sorte de journal de bord dans lequel je recense toutes les étapes significatives. Ça peut aider à comprendre la lenteur du processus. Voici quelques extraits.

Aout 2016

Je décide de me lancer dans l’écriture de ce roman qui me taraude le ciboulot depuis huit ans. Ce n’est pas ma première tentative d’ailleurs. J’ai déjà essayé trois ou quatre fois d’écrire cette histoire. En vain. Pas de structure, personnages inconsistants, pas de style… rien de rien. Alors j’abandonnais rapidement.

Pourquoi ?

Pour une seule raison, je n’avais pas pigé un truc essentiel : l’écriture, comme toute activité artistique, c’est aussi et avant tout un artisanat.

Voilà. C’est simple finalement, non ? Savoir écrire un roman, c’est d’abord apprendre les règles de l’art d’écrire. Comme un ébéniste qui fabrique des chaises. Il lui faut posséder un certain nombre d’outils et apprendre à les utiliser pour fabriquer des chaises qui ne sont pas bancales. Et bien l’écriture, c’est pareil.

Septembre 2016

Il faut donc commencer par « apprendre » à écrire. Google m’a déniché quelques centres de formation à distance. J’en ai choisi un presque au hasard, en me basant sur mon feeling et la présentation de leur site. Je discute quand même avec un professeur de l’institut au téléphone. Le type semble solide. Écrivain publié, ancien éditeur, ancien directeur de collection, ça rassure. Et puis il a une voix à la Dupont Moretti. Ça fait bonhomme. Je me lance donc dans cette formation qui va durer… deux ans. Et oui, c’est long. Mais on ne parle pas d’enfiler des perles là, il s’agit de se mesurer à l’exercice le plus difficile qui soit : écrire un roman qui fonctionne.

Les bases de l’écriture créative en trois classeurs couleur chocolat

Bref, je reçois mes classeurs courant septembre et je me lance dans la formation, gonflé à l’hélium comme un dirigeable. Plusieurs heures par jour, après le taf, je bosse. Un peu comme des cours du soir en fait, mais à la casbah. Motivé le gars. Assez rapidement, je commence par piger deux ou trois trucs et j’essaye de l’appliquer directement sur mon projet de roman. Je construis un plan. Puis une structure. Ça ressemble à quelque chose. Puis j’apprends les règles de bases, des fondamentaux qui ne sont pas toujours très intuitifs.

Ensuite, on rentre dans le dur : la recherche de son style. Le travail d’une vie en fait. Pour piger le concept, je lis des textes très différents, du Charles Bukowski, du Flaubert, du San Antonio… j’écris même en guise d’exercice des pastiches de Céline (enfin pas ceux de sa sale période, on se comprend). Pas folichon. C’est maladroit. Mon style est trop convenu, on dirait du Jane Austen version médiocre. Ne vous méprenez pas, j’adore Jane, mais faut avouer qu’un technico-thriller financier ça passe moyen dans le style prévictorien du XIXe…

Je complète aussi ma formation avec quelques bouquins…

Avril 2018

18 mois plus tard, j’ai quand même accouché d’un premier jet de roman de 100 000 mots. Pas mal pour un newbie. En l’état, je me demande si c’est publiable. J’ai refait ma structure sept fois. Mes intrigues se sont métamorphosées en cours d’écriture. Mes personnages ont pris de l’épaisseur. Mais je n’arrive pas à analyser objectivement ce magma de mots. Est-ce que ça fonctionne ?

J’envoie mon manuscrit à mon conseiller littéraire de l’époque. Je vais bientôt le savoir. Mon coach, c’est une pointure. Il avale des manuscrits à longueur de journée. En quelques pages, il peut vous dire si votre machin est potable. J’attends le diagnostic avec une relative impatience, mais sans conviction. Je me suis même excusé de lui imposer une chose aussi improbable.

Deux semaines plus tard, je reçois un lien vers un fichier audio téléchargeable. C’est le diagnostic de mon roman. Je me pose sur la terrasse de mon abreuvoir préféré, je toast un Montecristo et je sirote un whisky japonais. Écouteurs Bluetooth bien rivés dans les oreilles, je lance la lecture. Ça démarre moyen. Mon conseiller commence par me reprocher de ne pas avoir fini la formation. J’étais censé écrire ce roman À LA FIN du cursus. Il est un poil touchy on dirait. J’attends la suite avec une crispation intestinale justifiée.

« Je dois quand même vous dire que j’ai été estomaqué par la qualité de votre roman ». 

J’ai dû mal comprendre. PAUSE. REWIND. PLAY. Il est peut-être ironique.

« … estomaqué par la qualité… » 

Ah non, il ne plaisante pas. La suite est du même acabit. Gestion du suspense, personnages, structure, style… tout fonctionne.

« Certes il y a encore du travail, mais votre bouquin il est prêt pour l’édition. »

Je plane un peu et pas à cause de la nicotine de mon havane. Alors comme ça mon magma de mots fonctionne ? C’est plutôt une bonne nouvelle.
Il parait même que j’ai un avenir dans le thriller…

En dramaturgie, on appelle ça un nœud dramatique. Un point de basculement.

Mai 2018

Je doute quand même. Non pas de la compétence de mon coach ni de sa sincérité. Mais vous savez, il y a un truc qui s’appelle « le syndrome de l’imposteur ». C’est bizarre ce machin. Ça vous tombe sur la gueule comme ça, en traitre, comme une ruse de Sioux. Ça consiste à vous faire croire que vous n’êtes légitime en rien. Pourquoi toi Lolo tu écrirais un roman ? OK, tu as déjà publié quatre livres chez deux éditeurs… mais ce sont des livres techniques, sur la programmation… il y a plus de 10 ans… là on parle de VRAIE littérature. Pas de bouquins pour les nerds…

Alors je contacte une agence littéraire parisienne (ça fait bien de mettre le mot « parisien » dans une phrase du genre, ça crédibilise la démarche). Et je demande une contre-expertise. Mon coach a dû louper deux/trois trucs ou alors il était sous Xanax. C’est pas possible ce qu’il raconte le bonhomme. Mon manuscrit ne peut pas fonctionner. Je suis qui moi ? Je viens d’où ? Dans quelle étagère ?

Ça tombe bien, dans l’agence ils ont un bataillon d’universitaires dont le passe-temps favori est de casser de l’écrivaillon. Ils vont se régaler avec mon bouquin. Ça coute un bras et demi leur diagnostique, mais là je serai VRAIMENT fixé sur l’amplitude de ma TRÈS HAUTE IMPOSTURE. J’envoie mon manuscrit en mode SM (mais plutôt M que S quand même) et j’attends. 30 jours ils ont dit.

Un mois plus tard, le verdict tombe. Il confirme le précédent, avec quelques variantes. Ils m’ont par exemple gentiment invité à supprimer de toute urgence cette scène un peu trop olé olé qui ne collait pas à l’ambiance de mon roman. Mais pour le reste : ÇA FONCTIONNE ! C’est agréable à lire, le style est fluide et efficace, bonne gestion du suspense, personnages profonds… il y a bien un paragraphe du rapport qui démonte la relation « trop mièvre » de mon personnage principal avec une protagoniste, mais dans l’ensemble : c’est éditable !

Bon, pour être quand même sûr de mon coup à 100 %, je demande une contre-expertise de la contre-expertise. Je contacte une bêta-lectrice qui a du métier et qui finira bien par découvrir, elle, le pot aux roses. Je lui demande « c’est quoi mon machin là qui plait tant, dites-moi qu’on est en plein délire ou bien ? » 

Loupé. Elle confirme les deux pronostics précédents. Merde alors. J’ai plus le choix. Va falloir y aller mon gars.

Et c’est là que mes ennuis commencent vraiment.

Juillet 2018

Après quelques semaines de travail sur le manuscrit (j’ai bossé sur les points faibles diagnostiqués par l’agence et la bêta-lectrice), je commence par imprimer le roman au format « éditeur ». C’est-à-dire de l’interligne 1.5, en Times New Roman, taille 12, marge 3 cm, reliure plastique… bref 450 pages de papier blanc non recyclé. 15 fois. Je crois que mon éveil écologique a commencé ce jour-là. Ils abusent les éditeurs. Ils ne peuvent pas faire comme tout le monde et passer au numérique les sauriens ? Pourquoi imposent-ils ce désastre écologique ? Il parait que Gallimard reçoit 5000 manuscrits de primoauteur par an… 5000 ! Juste pour un seul éditeur. Ça va être chaud de placer le mien…

Bref, j’expédie mon manuscrit 15 fois par la Poste. Heureusement, les 15 autres éditeurs que je cible acceptent le manuscrit en PDF par email. Que Dieu les bénisse sur trois générations.

Puis l’attente commence. La très longue attente. 30 éditeurs contactés, ça devrait le faire. Il y en a bien un qui va dire « youpi ! j’aime trop ton’histoire ». Mais ce n’est pas si simple en fait et je l’apprends durement. Pour commencer, je l’ai déjà dit, les éditeurs sont submergés par les manuscrits. Même un petit éditeur en reçoit des centaines par an. Ils sont donc très très lents à répondre.

Par exemple dans cette grande maison parisienne (c’est toujours classe de placer le mot « parisien »), mon manuscrit est noyé dans la masse. Cette photo a été prise quelques jours après la réception de mon manuscrit en aout 2018. Cette maison me refusera mon manuscrit en… novembre 2019.

Aout 2018. Photo trouvée sur la page Facebook d’une grande maison d’édition parisienne. Les manuscrits non lus s’empilent dans les bureaux. Le mien se trouve tout en bas de la première pile au premier plan (je crois le reconnaitre à sa reliure très singulière « made in Swiss »). Plus de 95 % de ces manuscrits ne parviendront jamais jusqu’au comité de lecture.

Ouais, 16 mois pour répondre… 

Ceci n’est pas une blague.

Voilà, le truc à comprendre ici, c’est que le concept de temporalité est TRÈS DIFFÉRENT pour une maison d’édition. Nous les gens « normaux », quand on envoie par exemple un email professionnel, on est en droit d’attendre une réponse dans les 24 heures, ou 5 jours ouvrables au pire… mais pas eux… ces gens-là vivent dans un monde à part… une espèce d’anomalie spatio-temporelle qui rend toute communication improbable. Pour les amateurs de Tolkien, c’est un peu comme négocier avec des Ents. Ça prend un temps infiniment long… et je vais l’apprendre à mes dépens.

Stay tuned.

Heureusement, les premières lettres de refus arrivent deux mois plus tard. Ouf. Certains sont plus rapides. Pour faire genre, je les cloue sur une planche en bois, comme Stephen King quand personne ne voulait le publier à ses débuts (il a accumulé des dizaines de refus).

Il ne faut surtout pas s’offusquer de recevoir des lettres de refus. C’est la norme. L’accident, c’est quand un éditeur accepte votre manuscrit. Ça ne devrait jamais arriver, mais les lois de la probabilité sont ainsi faites : plus vous jouez au loto, et plus vous augmentez vos chances de gagner. Il faut donc insister !

Puis un jour, LE coup de fil. Un éditeur français a bien aimé. L’éditeur est relativement grand, et moi je suis relativement ravi, car entre temps j’ai lu leur proposition de contrat. Les conditions contractuelles sont… comment dire… embarrassantes. Je ne suis pas un newbie, j’ai déjà publié dans le passé, donc je sais que 10 % de droit d’auteur, c’est le top. Mais 6 %, c’est quoi ? On n’est pas un peu en mode foutage de gueule à la gauloise ?

Bon, ce n’est pas grave, je vais temporiser. Je les remercie pour leur aimable proposition et je m’accorde quelques jours de réflexion avant de leur retourner le contrat signé avec une boite de chocolat suisse.

Heureusement, quelques jours plus tard, je reçois un second coup de fil. Petit éditeur de la région parisienne (c’est moins classe que Paris intra-muros, mais bon, je prends). La fille au téléphone est enthousiaste et énergique. Bon feeling. Elle a « aaadooréé ». Ça tombe bien, c’était l’idée. Contrat envoyé par email. 10 % de droit d’auteur. Publication prévue pour juillet 2019. Banco ! Je signe où ?

Mais non, ça serait trop simple. Car entre temps, j’ai reçu un email de A. J.

Oui, de A. J.

Enfin… de son assistante pour être honnête, mais c’est pareil.

A. J. a lu mon manuscrit.

A. J. l’a aimé.

A. J. est TRÈS intéressé.

Mais qui est A. J. ?

Tout simplement la meilleure agente littéraire de Paris (ça fait bien de coller le nom Paris un peu partout).

THE BEST ONE ! Enfin la deuxième « best one » pour être exacte. Juste après le grand et intouchable Samuelson (mais là, on chipote).

A.J. est donc une agente littéraire. Et elle veut me représenter auprès des éditeurs. A.J. prend très peu de nouveaux auteurs. C’est rare. Et A.J. veut m’enrôler dans son bataillon d’écrivains.

Je suis en orbite intergalactique.

Du coup, j’informe A. J. que j’ai déjà une proposition de contrat d’un éditeur très mimi-sympathoche que j’aime beaucoup comme un bouquet de lavande. Elle me dit de ne surtout pas signer. Elle va me trouver mieux. Beaucoup plus gros. Je dis oui maman.

A. J. est à Barcelone en ce moment. Elle rentre la semaine prochaine. Et on va retravailler le manuscrit ensemble pour le peaufiner.

Le lundi suivant, pas de nouvelle de A. J. J’attends quelques jours, pour faire genre pas affamé du tout, et je glisse un petit email à 23 h le dimanche… style « coucou c’est lolo, ça roule ? Au fait tu sais mon bouquin là… »

Lundi, A. J. me répond qu’elle est désolée, qu’elle est débordée, mais qu’elle est très intéressée par mon manuscrit. Je n’ose pas encore parler de contrat. Elle me recontacte bientôt promis-juré-croix-de-bois-croix-de-fer.

Quelques jours plus tard, je relance l’assistante de A. J. (elle est jolie).

« Pas de soucis Môssieur JHÈERE, A. J. vous recontacte, on est très intéressé, on prépare tout ça et on bosse ensemble vous et moi ».

Décembre 2018

Toujours, pas de nouvelle d’A. J. Ça sent le soulier Zara thermocollé qui a pris l’eau un jour de pluie.

Pour tuer le temps, je travaille sur mon second roman avec mon nouveau conseiller littéraire.

Je grommelle un peu sur A. J. Alors mon coach – qui est au fait de ces choses-là du monde éditorial – me dit d’attendre encore un peu, de la recontacter après les fêtes, elle est en pleine préparation de rentrée littéraire. Il s’y connait mon coach. C’est un grand monsieur. Publié chez Grasset. Ça pose le cadre.

2 janvier 2019

« Coucou A. J., c’est lolo. Tu te souviens ? Le gars qui a écrit un manuscrit très intéressant. Bonne année au fait. La bise. »

Pas de réponse.

Trois emails encore.

Pas de réponse.

Février 2019

Mon ego m’interdit de recontacter le petit éditeur que j’ai envoyé valdinguer en novembre dernier. L’autre éditeur à 6 % m’a relancé. C’est bizarre, car c’est un vrai éditeur (pas un éditeur à compte d’auteur, on s’entend). Il tient vraiment à sa boite de chocolat. Je lui ai répondu que je travaillais sur une v2 en ce moment.

En réalité, j’ai décidé d’autoéditer mon bouquin. Voilà. Ils me gonflent les sauriens.

Alors j’embauche un top graphiste, on travaille sur une top couverture et je suis top ravi.

Devinez laquelle on a choisie.

Mars 2019

Je suis au boulot. On est vendredi après-midi. Je pense à mon weekend studieux à travailler sur mon roman en mode « édition ». Mon téléphone vibre. C’est un numéro suisse.

Je décroche.

— Bonjour, monsieur JERRE, on a bien reçu votre manuscrit là…

— Heu… vous parlez bien du PDF que je vous ai envoyé il y a 8 mois ?

— Précisément. Bon on va pas se mentir monsieur GÈRE, ce n’est pas publiable en l’état votre machin.

— Merci…

— Alors l’intrigue et le suspense ça fonctionne, c’est du page turner, on adore, mais le style non… ça ne va pas mon bon monsieur !

— Ah OK.

— Bon, si vous êtes intéressé, on vous fait un rapport par email. Bon weekend monsieur JIRE !

Pour un rapport, c’est du rapport. Du lourd. 5 pages. Alors en gros le style c’est pas ça. Mais il parait qu’ils ont décelé un FORT POTENTIEL dans le manuscrit. Il faut retravailler les 150 autres points faibles, mais on tient un truc…

Avril 2019

Je commence à travailler sur la v2 de mon manuscrit pour les éditions PLF. J’applique très consciencieusement toutes leurs recommandations d’améliorations. Je dois avouer que ça fonctionne bien. Ils sont bons ces zèbres…

Juillet 2019

J’envoie ma v2. Objectif : publication pour la rentrée 2019. Naïf j’étais, naïf je resterai.

— Pas possible Môssieur JARRE ! Il faut d’abord écrire une v3 et supprimer environ… la moitié du texte.

— Pardon ?

— Oui, voir même un peu plus. Il faut retirer tout ce qui est inutile. En gros 200 pages.

— Quoi ? Supprimer 200 pages sur 400 ? Mais vous êtes pas bien ?

— Attendez je vais vous montrer le truc…

14 décembre 2019

300 heures de travail plus tard, la v3 est bouclée. Je l’envoie à Matthieu.

J’aime bien Matthieu. C’est mon éditeur. Si j’ai bien compris, ils seront trois à m’aider à accoucher de mon chef-d’œuvre. Matthieu m’a déjà prévenu : il y aura une v4. Je le savais. On va encore peaufiner le style. Le style c’est le dada de Mat. J’apprends beaucoup avec lui, presque qu’autant qu’avec mon conseiller littéraire publié chez Grasset.

Objectif : publication second semestre 2020. Matthieu veut soumettre mon roman à différent prix littéraire. Je vous rassure, il vise des prix locaux, pas le Goncourt. On verra, je lui fais confiance, c’est son rayon.

Parfois je pense encore à A. J. Quand mon livre sera publié, je lui enverrai un exemplaire dédicacé. Non pas pour me la jouer en mode revanchard « je te l’avais bien dit sombre idiote que je suis un génie c’est tant pis pour toi ! », mais plutôt pour reprendre contact avec elle. J’aurai bientôt un second manuscrit à lui soumettre. Voire un troisième.

Il faut insister. On ne sait jamais.

4 commentaires sur “Pourquoi c'est si long?

  1. Bonjour,
    Eh bien quel parcours ! Ceci dit, votre persévérance et votre travail ont fini par payer. J’espère que nous aurons bientôt le plaisir de vous lire (le ton de votre article laisse entrevoir une écriture vraiment dynamique et une bonne dose d’humour). Je vous souhaite une belle et douce journée !

    Aimé par 1 personne

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