Les Carnets – janvier 2021

Mardi 19 janvier 2021, 23h15

Je suis en train de lire le carnet de Steinbeck. Celui qu’il tenait à jour en 1938 pendant l’écriture des « Raisins de la colère ».
C’est passionnant à lire. Vraiment. Je ne le lâche plus. Steinbeck a lutté contre sa procrastination et il était obsédé par la problématique du temps. Finalement, on est tous pareils.

Cette lecture me donne envie de retenter le truc du carnet d’écriture quotidien. Je comprends mieux l’intérêt. J’ai essayé à l’ancienne, au stylo sur un carnet moleskine, mais c’est trop lent. Trop fastidieux. Je suis plus efficace avec un clavier. Je ne sais pas comment font les écrivains qui arrivent encore à écrire des kilomètres de phrases sur des carnets. Je n’y arrive plus. La crampe d’écrivain arrive au troisième mot. Je n’exagère pas. Manque de pratique. C’est un peu triste. Alors pourquoi pas sur ce blog ? Je tente pour voir, dans un style informel, introspectif, un peu comme si je parlais à un ami.

Bon, 2020 c’était spécial. Cette pandémie a retardé la sortie de La Faille Ethics. Les livres sont imprimés, mon éditeur sera livré demain. Ensuite, je ne sais pas. Ça va être compliqué pour faire la promotion dans le contexte actuel. On verra. Je vais à Fribourg vendredi, j’ai posé un jour de congé. Je vais signer quelques exemplaires pour la presse. Je récupère 50 livres de mon côté et je rentre à Genève. Ce sont des exemplaires que je vais dédicacer pour mes proches. Comme on est plus ou moins confiné, je les enverrai par la poste.

Bref, je ne sais pas comment on va faire pour la promotion. Pas de salon littéraire. Pas de vernissage. Pas de séance de dédicace. C’est le pire moment pour sortir un livre. Mais le temps s’est dilaté… j’ai commencé ce roman en aout 2016 ! Je l’ai « terminé » en juillet 2018. Et voilà, on est en 2021. Quelque chose n’a pas fonctionné. Je ne sais pas quoi exactement.

Code Cheat maintenant. Mon second roman en cours. Mon conseiller aime bien ce titre, mais il faut que j’en reparle avec lui. Pour commencer, le titre en anglais, ça va polémiquer et je n’ai pas l’énergie de gérer le bouzin. Je vais esquiver et tenter le coup avec un titre en français, même provisoire. De toute façon, ce sera une décision collégiale, comme pour La Faille, avec l’éditeur. Je ne sais pas encore si ça sera PLF. L’idéal serait que je trouve un agent littéraire. Je vais retenter le coup avec AJ. On a manqué le coche en 2019, mais j’ai espoir de rattraper le truc avec elle. Je la laisserai gérer ensuite le deal avec l’éditeur qu’elle trouvera. Ça me prend trop de temps de faire tout ça. Je vais en parler avec mon conseiller littéraire quand le premier jet sera terminé, ça ne devrait pas tarder. Demain, on discute des chapitres 26 et 27 que je lui ai envoyés ce weekend. On a déjà discuté du 28 auparavant et je suis en train de peaufiner le 29. Il y aura 34 chapitres, donc je commence à voir la fin se profiler. Plus que 5 chapitres (7 scènes en réalité). Il faut que je tienne le rythme. Essayer d’écrire une scène en deux soirées max. Après tout, c’est un premier jet. J’ai été trop lent sur ce premier jet. Pour le prochain roman, j’essayerai d’être plus rapide et d’écrire le draft en 4 mois maximum. J’ai hâte de commencer la première réécriture. J’ai un monticule de notes d’améliorations potentielles. Le plus compliqué, ce sera de réajuster la tonalité des huit premiers chapitres. Je cernais mal mon protagoniste à l’époque, le ton n’était pas le bon, il était trop énervé, trop trash… en fait c’est un homme plus subtile, sa colère est plus « rentrée ». Le cataclysme à venir sera encore plus saisissant. Je crois que c’est un bon personnage. Il faut que je revoie un peu la gestion du suspense, la structure du roman me semble efficace, mais je peux encore améliorer la tension narrative. Je pense que le style aussi va contraster avec mon premier roman. Le second sera moins « polar ». Moins « thriller ». On verra. J’ai booké la bêta-lectrice pour avril, j’ai hâte d’avoir le retour d’une personne avec un regard détaché. Je vais demander aussi à mon amie Alexandra. Elle n’est pas conciliante avec mes textes. Elle dit vraiment ce qu’elle pense. C’est bien.

Bon je suis trop bavard ici. C’était le risque. Je vais bosser sur le chapitre 29 maintenant.


Mercredi 20 janvier 2021, 21h04

J’ai donc discuté des chapitres 26 et 27 de Code Cheat avec mon conseiller littéraire. Comme toujours, ces échanges furent instructifs. Des pistes d’améliorations se sont dégagées. J’ai enregistré notre conversation qui a duré une bonne heure et je vais compiler des notes pour la réécriture ultérieure de ces deux chapitres. Ce fut une bonne séance. Mon coach va organiser un séminaire en ligne jeudi prochain avec plusieurs écrivains. Ça va être intéressant, certainement, d’échanger avec d’autres. On est souvent confrontés aux mêmes difficultés, aux mêmes questionnements.

Niveau lecture, je suis toujours sur le carnet de Steinbeck. C’est passionnant. Dans la seconde partie, l’auteur décrit « l’après ». Son roman « Les raisins de la colère » a été publié un an plus tôt. Immense succès critique et populaire. On connait la suite, prix Pulitzer, prix Nobel… Steinbeck a écrit son chef-d’œuvre. Il ne fera jamais rien de mieux ensuite. D’ailleurs, il s’est fait beaucoup d’ennemis en 1939 avec son roman social et engagé… il est controversé. Il dérange. Paradoxalement, après ce succès inattendu (il n’y croyait pas), il semble être entré dans une phase de dépression. Une espèce de syndrome post-partum de l’écrivain.

Au travail maintenant. Objectif de la soirée : compiler toutes les notes des chapitres 26 et 27 dans Scrivener. Demain je reprendrai le chapitre 29.


Jeudi 21 janvier 2021, 19h49

Les livres sont arrivés chez mon éditeur. Enfin !

Demain, je vais à Fribourg pour signer des exemplaires pour la presse. J’ai hâte de voir le livre imprimé.

Je travaille encore sur le chapitre 29 ce soir. La trame est en place, la polarisation entre le début et la fin est efficace, mais je cherche maintenant à moduler autant que possible le texte pour améliorer la fluidité. Autre axe d’amélioration : la transformation des informations explicatives, prosaïques, pour les recentrer sur mon protagoniste.

Je pense que ce deuxième roman sera relativement court. Environ 60 000 mots. Le brouillon de mon premier dépassait les 100 000 mots, mais je l’ai réduit à 69 000 mots lors de sa version finale. Je suis donc dans la même catégorie. J’ai dépassé les 46 000 mots ce soir, la fin approche. Objectif, terminer le premier jet avant la fin du mois de janvier. Ça me semble peu réaliste en l’état, mais je vais essayer.


Vendredi 22 janvier 2021, 11h42

En route pour Fribourg, le fief de Matthieu, mon éditeur.

Il est arrivé une histoire de fou à mon éditeur ce matin. Un truc à la fois improbable et absurde. Il s’est fait virer de chez lui par un drogué qui, complètement shooté, croyait être rentré chez lui. Ils se sont battus, mais le junkie a eu le dessus. Une armoire parait-il. La police a dû intervenir, deux patrouilles, car le gars était indélogeable. Il squattait le lit de mon éditeur, complètement dans le cirage. Le type pesait dans les 130 kilos à vue d’œil. Il se débattait et ils ont dû utiliser des sangles pour le transporter. Bref, peut-être que je vais verrouiller ma porte d’entrée ce soir.

Mon roman maintenant. Je viens de signer 22 exemplaires pour la presse. On espère quelques critiques dans les médias suisses.

Le livre est magnifique. Mon éditeur a fait un très beau travail. J’adore la couverture de Nicolas Brodard, un photographe très talentueux que j’ai eu le plaisir de rencontrer pour l’occasion. Un gars vraiment sympa avec une belle ouverture d’esprit.

Petite fierté, le soutien à la publication du canton de Genève.

Reste à diffuser le livre chez les libraires et ça sera le rôle crucial de notre diffuseur. La situation actuelle est critique pour les libraires. Je ne sais pas ce que ça va donner en termes de disponibilité. J’ai récupéré quelques livres de mon côté pour les dédicacer et les offrir à mes proches et amis. Je les enverrai par la poste pour les plus pressés.

Pour la promotion, mon éditeur va travailler avec une attachée de presse. On compte aussi sur les prix littéraires pour augmenter la visibilité du roman. Les salons et festivals, ça sera compliqué cette année. On fera ce qu’on pourra.

Demain, je vais à Lyon. Je ne devrai donc pas pouvoir avancer beaucoup sur la rédaction de Code Cheat mais je suis parfois très productif dans le train. On verra.


Lundi 25 janvier 2021, 22h42

Le weekend fut intense. Samedi, aller-retour à Lyon. Puis dans la nuit de samedi à dimanche, mise à jour de mon site d’auteur pour permettre le paiement en ligne. Objectif : proposer La Faille en vente avec une dédicace, notamment pour ceux qui habitent en France. J’ai donc peu dormi et je n’ai pas travaillé sur Code Cheat. Je devrais reprendre le travail sur le chapitre 29 demain soir.

Dans le TER entre Genève et Lyon

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