À propos de mes livres

On me demande souvent où trouver mes livres. En vérité, ils ne sont pas encore disponibles.

La finance de l’ombre

J’ai reçu deux propositions de contrat d’édition pour mon premier roman La finance de l’ombre mais je n’ai encore rien décidé. Le processus final d’édition a été mis en suspens, car le manuscrit est actuellement entre les mains d’une agence littéraire qui va le représenter. Mais encore une fois, rien n’est signé et tout est possible. Il sera soit publié par une maison d’édition, soit autoédité. 
Dans les deux cas, je prévois une publication pour le second semestre 2019.

« La finance de l’ombre » – roman thriller financier. Publication prévue pour le second semestre 2019.

The Dyatlov incident

The Dyatlov incident est le titre provisoire de mon second roman. Il s’agit d’un thriller psychologique qui est en cours de rédaction. Son histoire est inspirée par l’un des plus grands mystères de l’histoire soviétique. Je prévois une publication pour 2020.

« The Dyatlov incident » – roman thriller psychologique basé sur des faits réels. Publication prévue pour 2020.

Projet #dyatlov — nuits 7 et 8

Ces deux dernières nuits, j’ai travaillé avec mon conseiller littéraire sur les motivations de mes personnages. Cet échange fut très intéressant pour la construction de mon roman. Nous avons discuté longuement de la caractérisation des différents protagonistes qui ont du coup gagné en épaisseur. Leur relation avec l’histoire apparait aussi plus clairement dans mon esprit. Ils sont désormais plus cohérent.

C’est la première fois que je travaille aussi tôt dans l’élaboration d’un manuscrit avec un regard extérieur. J’ai la chance de collaborer avec une personne qui possède une sensibilité et un regard très pertinent sur la structure d’une histoire. J’apprécie aussi beaucoup son apport sur la psychologie de mes personnages.

Cependant, j’ai dû revoir une partie de ma structure. Elle sera bien plus efficace, mais je dois me séparer des deux chapitres et du prologue que j’avais déjà écrit et qui ne fonctionnent plus. Ces textes vont disparaitre dans un dossier « scènes annulées », mais sans aucun regret car je suis convaincu par la nouvelle structure à venir.

Naturellement, le nombre de mots écrits sur le projet est retombé à zéro. Mais parfois, il est préférable de reculer pour mieux sauter…

Projet #dyatlov — nuit 6

Après quelques jours d’interruption, j’ai repris l’écriture du projet #dyatlov. Reprise en douceur, une fois de plus, avec 579 mots écrits. Bonne nouvelle cependant, le chapitre 2 est dans la boite, à l’état de premier jet, mais je peux enfin passer à la suite.

Ce soir, j’ai une session de travail planifiée avec mon conseiller littéraire. J’anticipe une séance stimulante, car on va discuter des motivations de mes personnages.

Autre bonne nouvelle, j’ai pris contact avec une Française russophile qui a vécu dans le district autonome de Khantys-Mansis et qui pourrait, je l’espère, m’aider à me documenter sur le mystérieux peuple mansi de Sibérie. À suivre.

Les « secrets » de Dan Brown – nuit 5

Depuis quelques semaines, je suis harcelé par des publicités à répétition concernant la Masterclass de Dan Brown, le célèbre auteur à succès du « The Da Vinci Code ». J’ai parcouru rapidement le « menu » de cette Masterclass avant de décider de ne pas la suivre. Son contenu ne m’a pas séduit, je le trouvais un peu trop conventionnel.

Puis, hier soir, après une ultime relance de Facebook, j’ai fini par craquer. Je me disais qu’il y a toujours un élément à retirer d’un auteur comme Dan Brown. On aime ou on déteste ses livres, force est de constater qu’il est à l’initiative d’un nouveau mouvement littéraire : il y a eu un avant et un après « The Da Vinci Code ». C’est indéniable. Il a forcément quelque chose d’intéressant à communiquer.

J’ai donc suivi avec attention les huit premières vidéos du nouveau Thriller Master. Dan Brown s’exprime avec aisance, il est plutôt sympathique, il apparait passionné. Le cadre est bien posé, la lumière tamisée fonctionne. On a l’impression de pénétrer dans son antre, dans son bureau secret, au coeur même de son intimité d’écrivain.

Mais, comme je le craignais, je n’ai absolument rien appris. Tout ce qu’avance Dan Brown me semble très juste, correct, ultra pertinent… mais je sais déjà tout ça… j’attend encore l’information utile, percutante, son « secret » de fabrication. Mais rien. Un néant de banalité pour écrivaillons en culottes courtes. Bref, cette Masterclass est sans doute très utile pour des auteurs particulièrement mal informé sur le genre thriller… pour les autres, elle peut à la limite servir de piqure de rappel sur certains fondamentaux, un peu comme « travailler ses gammes » pour un musicien (qui ne sait pas ce qu’est un « red herring » ? franchement ?) Mais bon, c’est dans l’ensemble décevant…

Pour revenir à mon projet #dyatlov, je n’ai finalement pas écrit une seule ligne la nuit dernière. J’ai en revanche préparé quelques « documents de travail » destinés à mon conseiller littéraire. Ma nuit ne fut donc pas complètement perdue…

La méthode Alexandre Astier – nuit 4

Cette nuit, avant de commencer ma séance d’écriture nocturne, j’ai maté une vidéo d’Alexandre Astier. Ce type, il est un peu comme Zidane, tout le monde l’adore. Je dois avouer que je fais partie de son fan-club, surtout quand il parle d’écriture, comme dans cette vidéo.

Bon, avouons-le franchement, les huit premières minutes sont confondantes de banalité. Rien de spécial. J’ai quand même écouté mon idole jusqu’à la fin. J’ai bien fait, car sa dernière réflexion fut particulièrement édifiante. Il cite Michel Audiard :  « Je commence par écrire en faisant parler les personnages […] Il faut laisser les personnages dire le texte que vous êtes en train d’écrire. »

Par habitude, je procède différemment. Je place les dialogues de ma scène à la fin. Je les écris au dernier moment. J’imagine d’abord les mouvements dans l’espace de mes personnages et leurs ressentis. Mais cette nuit, pour la rédaction du chapitre 2, j’ai voulu tenter l’expérience inverse et commencer par les dialogues. Cette méthode Audiard/Astier est intéressante, car elle met les personnages au centre de la scène avec ce qu’ils sont et non pas avec ce qu’ils font.

Bref, cette nuit, j’ai écrit 686 mots. C’est encore loin de mon objectif de 1000 mots quotidien, mais je m’en approche. Ça commence à venir. Je monte en puissance…

Projet #dyatlov — nuit 3

Hier soir, je suis rentré tard du travail à cause d’un bug récalcitrant que je n’ai finalement pas réussi à dompter. Je lui ferai la peau aujourd’hui.

J’ai ouvert mon MacBook Air pour finaliser le chapitre 1, mais je l’ai replié aussitôt. Mon équipe de foot préférée jouait un match de championnat et j’avais déjà manqué la première mi-temps. Puis, frustré par un match insipide, je suis retourné à mon roman.

J’ai enfin terminé ce chapitre 1. Il n’est pas parfait, j’ai dû couper certains passages, en reformuler d’autres, supprimer quelques clichés. Bref, c’est un premier jet. Un brouillon. Il est temps de passer au chapitre suivant.

Hier soir, je n’ai écrit que 31 mots. Je suis encore loin de mon rythme de croisière.

Projet #dyatlov — nuit 2

Hier soir, j’ai travaillé sur le chapitre 1 pendant un peu plus d’une heure. Puis,  contrairement à mes habitudes, j’ai décidé de faire une pause pour regarder un documentaire qui revenait sur la crise des subprimes de 2008.

Très mauvaise idée. Après moins d’un quart d’heure, j’avais déjà la nausée.

Je me suis retrouvé propulsé dix ans en arrière, dans les tourmentes d’une époque que j’avais tenté d’exorciser en écrivant mon premier roman « La finance de l’ombre ». La sidération qui me saisissait alors s’est de nouveau manifesté. Aujourd’hui encore, je ne parviens pas à comprendre comment tout ceci avait été rendu possible, comment ces criminels en col blanc avaient pu agir ainsi en toute impunité. La justice n’a jamais été rendue pour les  dizaines de millions de personnes qui ont perdu leur emploi ou leur maison pendant cette crise.

Malgré mon écœurement grandissant, je dois reconnaitre que ce documentaire était intelligemment bien construit, car il mettait l’accent sur les personnages plutôt que sur le système. Une phrase parmi d’autre a retenue mon attention : « les banques ne mentent pas, ce sont les banquiers qui mentent ». C’est assez vrai. Les premiers responsables du carnage de 2008 étaient des criminels en col blanc, comme ce sale type de Lehman Brothers, le triste Richard Fuld, qui par ses agissements et ses rugissements fut l’un des principaux investigateurs de la crise. Il ne fut pas le seul, mais cet immonde personnage symbolise bien tout ce qui me désespère dans l’humanité. Dix ans plus tôt, dans l’univers de la finance, j’en ai croisé quelques-uns des salops de son gabarit. Des plus petits poissons certes, mais animés par la même cupidité nauséabonde et dépourvus de tout sens moral.

Je n’ai pas regardé le documentaire jusqu’à la fin. J’en avais assez. Je n’apprenais rien en réalité, je savais déjà tout ça. J’avais de toute façon beaucoup mieux à faire. Je me suis donc repositionné, l’estomac révulsé, devant mon ordinateur. Une autre histoire m’attendait.

Je n’ai écrit finalement que 303 mots hier soir et je me suis endormi avec un étrange gout métallique dans la bouche.